Partager l'article ! Les édulcorants responsables d'obésité ?: Un article extrait du site e-sante.be. " D'après deux chercheurs de l'Université de ...
DOUCHINKA,
journal d'une ancienne anorexique
Un article extrait du site e-sante.be.
" D'après deux chercheurs de l'Université de Purdue, dans l'Indiana, opter pour une
limonade light au contraire d'une limonade ' regular ' ne serait pas forcément la meilleure attitude pour lutter contre l'excès de poids
!
Pour le professeur Terry Davidson et son associée, le professeur Susan
Swithers, l'explication pourrait notamment résider dans l'effet trompeur (pour le cerveau) des édulcorants acaloriques (aspartame, saccharine, cyclamates,…) qui ont pour mission de remplacer le
sucre.
Ceux-ci empêcheraient la faculté naturelle de l'organisme de ' compter ' les calories en fonction de la saveur sucrée et de la texture de l'aliment ingéré.
En avalant des aliments au goût sucré, de forte densité et de forte viscosité, le cerveau perçoit un signal fort qui le renseigne sur son contenu énergétique élevé. Il peut dès lors, à partir de
cette information ' jauger ' les apports caloriques dont il a besoin.
La substitution du sucre par un édulcorant acalorique pourrait faire croire au cerveau qu'un aliment sucré n'apporte pas d'énergie et donc ' autoriser ' sa surconsommation, au point,
probablement, de favoriser la prise de poids.
Des études anciennes avaient déjà mis en lumière cette capacité du
cerveau à jauger l'apport calorique d'un aliment, en fonction de la consistance de celui-ci : l'organisme fait ainsi la différence énergétique entre du lait entier et du lait écrémé, moins '
épais ' en bouche.
Nos deux chercheurs ont poussé encore plus loin les recherches chez le rat, à travers deux études.
La première consistait à nourrir deux groupes d'animaux pendant 10 jours soit avec des liquides sucrés, soit avec des liquides édulcorés à la saccharine. Au terme de cette période, les rats
avaient libre accès à un petit snack chocolaté riche en énergie. Verdict : les rats ayant reçu l'édulcorant ont mangé plus de chocolat, comme s'ils étaient devenus incapables de compenser ce
petit extra calorique.
Dans la deuxième expérience, c'était cette fois la viscosité de l'aliment ingéré qui différait entre les deux groupes (pudding au chocolat versus lait chocolaté). Résultats : les rats nourris au
lait chocolaté ont gagné plus de poids que les rats recevant du pudding.
En clair, les calories contenues dans les liquides sont moins prises en compte par le cerveau que celles fournies par des aliments solides ou semi-solides.
Les soft drinks sont aujourd'hui plus
qu'un effet de mode, en particulier aux Etats-Unis. La consommation y a augmenté, entre 1987 et 2000, de 56.7 litres par personne.
Et durant la même période, le nombre de consommateurs américains de produits sans sucre est passé de 70 millions à… 160 millions et ceux en excès de poids à près de 60 % de la
population !
La coïncidence est plus que troublante, même si cela
n'explique probablement pas tout."
Nicolas Rousseau, diététicien nutritionniste
Source : Davidson TL and SE Swithers, International Journal of Obesity 2004
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