Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 10:09

 

 

Une éternité que je n'ai pas écris sur ce blog. Beaucoup de commentaires que je viens juste de découvrir. J'ai beaucoup changé et mûrie. Je vais avoir vingt-sept ans en février. Je porte sur mon anorexie et ma boulimie un regard serein et calme. Cela a été une période de ma vie terrible mais utile pour la personne que je suis devenue aujourd'hui. Dans un commentaire quelqu'un me demandais si je pensais sérieusement que c'est l'amour qui m'avais sortie de mon mal. La réponse est non. Ce qui vous sort de l'anorexie-boulimie, qui est avant tout un mal psychologique (je ne le répéterais jamais assez), c'est de trouver la paix en soi. De comprendre le déclenchement du mécanisme qui nous pousse vers le suicide de notre chair et de notre âme.

 

J'ai suivi une psychanalyse... C'est cela qui m'a ouvert les yeux. Et ça été dur. Plonger aux racines du mal, accepter ce que l'on pense innacceptable, réfléchir, analyser, chercher, pleurer et enfin se trouver libérer. Il m'a fallu du temps avant de pouvoir parler de tout cela. Une psychanalyse, si vous là suivait assidûment, peu lors de sa fin, vous laisser sonné pendant un certain temps. 

 

 Aujourd'hui je suis prête à me confier, pour toutes ces jeunes filles, femmes, hommes, qui souffrent en silence à cause d'Anna et Mia. Encore une fois je vous dédie ce blog et vous le répète: on peut venir à bout de cette pathologie !
 
0c4gr

Partager cet article

Published by Douchienka - dans Guérir de la maladie
commenter cet article
19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 17:18

 

Un très bon article trouvé sur le net, identifiant selon moi de manière judicieuse les causes de la boulimie et les manières d'en sortir.

 

" Elégantes, souriantes, exerçant souvent un métier valorisant, les femmes souffrant de boulimie savent cultiver les apparences du bien-être. Mais leurs crises de fringale, vécues en secret, traduisent une immense détresse. A l'origine de ce mal de vivre, un sentiment de manque affectif remontant à l'enfance.
Si elles avaient un cri de ralliement, ce serait "SOS maman!".


« 
Elles sont obsédées par leur image, qu'elles veulent parfaite. C'est pourquoi elles soignent leur présentation, travaillent avec acharnement et affichent une compétence sans faille. Dissimulant leurs points faibles et leurs émotions, elles donnent l'impression d'être sûres d'elles. Mais, intérieurement, elles se sentent incompétentes et indésirables. Leur silhouette, qui ne correspond jamais à l'idéal qu'elles ont en tête, est l'objet de préoccupations constantes. Contrairement à une idée reçue, les femmes atteintes de boulimie ne sont pas grosses. Et pour cause: ces championnes des régimes en tout genre vont jusqu'à recourir aux grands moyens pour éviter les conséquences de leurs orgies de nourriture: certaines se font vomir, d'autres recourent aux laxatifs, au jeûne prolongé ou au sport à outrance.

 

mirroir jeune fille

On pourrait comparer la vie d'une personne boulimique à une lutte de tous les instants dont les seules défaillances se traduisent par ces crises de frénésie alimentaire, vécues en cachette. Une femme boulimique cache sa souffrance et sa honte. Plus elle a honte, plus elle se sent seule. Parler de tout cela lui semble impensable: après un tel aveu, comment pourrait-elle encore sauver les apparences?
Si l'on s'en réfère aux estimations de spécialistes sur le plan mondial (étude Fairburn et Beglin, 1990), une femme sur cent souffre de boulimie. La dépendance alimentaire, à l'alcool ou aux drogues est considérée tantôt comme un symptôme dépressif, tantôt comme un moyen de lutter contre la dépression. Comme le montre une étude réalisée sur plusieurs années auprès de 900 adolescents (G.Leon, 1993), le principal facteur de risque lié aux troubles alimentaires est la difficulté à identifier et à maîtriser différents sentiments négatifs. Lors de conflit, par exemple, les filles souffrant de boulimie sont incapables de dire si elles ressentent de la déception, de la colère ou de l'angoisse; elles perçoivent un désordre affectif diffus qu'elles cherchent à surmonter en se jetant sur la nourriture. Elles sont également insatisfaites de leur propre corps, dont elles ne comprennent pas les sensations et les signaux.
[...]

 

 

972ededf6c4d7c1405ef53f27d961eda-2.jpg

[Dans la boulimie], les troubles alimentaires comme un symptôme, sont important certes, mais secondaire par rapport à la nature du mal. D'où l'étonnement de Bénédicte, 31 ans, lorsqu'elle est allée consulter avec l'idée de trouver de l'aide... pour maigrir:
"J'avais déjà souffert de boulimie à l'adolescence, puis cela m'a repris dix ans plus tard, à une période de ma vie où j'étais triste, même désespérée. J'ai essayé de lutter seule pendant un an et demi. Puis je suis allée voir un médecin, qui m'a prescrit des coupe-faim. Il m'avait également donné les coordonnées d'une association de boulimiques, mais je ne l'ai pas contactée: pour moi il était tout simplement inconcevable d'évoquer mon problème en public. Le coupe-faim, bien sûr, n'a rien résolu. Je ne voyais plus d'issue. C'est une annonce dans le journal qui m'a décidée à consulter une thérapeute. "Lorsque je suis allée la voir la première fois, j'espérais trouver une solution miracle. Mon objectif était de perdre du poids. J'ai d'abord été surprise en voyant que la nourriture n'était pas au centre de notre discussion. La thérapeute m'a fait remarquer qu'avant de vouloir maigrir, il fallait que je songe à régler certains problèmes dans ma tête. Pendant plusieurs semaines, j'ai tourné en rond. Je n'osais pas me confier, je n'arrivais pas à me débloquer.

 "J'ai mis longtemps à comprendre le lien qui existait entre ma boulimie et mes relations avec maman. Ma mère ne m'a jamais demandé d'être une petite fille parfaite, elle n'a pas fait pression ouvertement sur moi. Mais c'était implicite. Je me disais que pour être aimée d'elle, il fallait que je sois idéale. A partir de là, tout au long de ma vie, j'ai voulu donner une certaine image de moi. Je cherchais à plaire aux autres sans exprimer ce que je ressentais rééellement. Lorsqu'on me demandait quelque chose, je ne savais pas dire non. Je n'avouais pas mes faiblesses. Je n'acceptais pas mon corps, qui ne correspondait pas à l'idée que je me faisais de la perfection. J'ai fait des choses incroyables. Après les crises de boulimie, je jeûnais. J'ai essayé toute la panoplie des régimes. J'étais convaincue que mon bonheur dépendait de mon apparence.

 saraband-2003-06-g

 

" Cette habitude que j'avais prise de jouer un rôle sans jamais révéler mes vrais sentiments a eu des répercussions sur ma vie affective et professionnelle. Je ne parvenais pas à m'affirmer. A l'époque où je suivais cette thérapie, je travaillais comme chef de service. Une autre entreprise m'a proposé un poste nettement plus intéressant. Autrefois, j'aurais refusé cette offre, afin de ne pas décevoir mon employeur et de ne pas lui causer de difficulté. Mais là, j'ai osé dire que j'avais envie de partir, que je serais plus heureuse de travailler ailleurs. J'ai dû faire un effort sur moi-même pour dire ce que je pensais. Mon employeur n'était pas content que je démissionne et me l'a bien fait sentir. N'empêche que je suis très satisfaite de ma décision: non seulement mon nouveau travail me plaît, mais je viens d'être nommée cadre supérieur.

" Aujourd'hui je suis guérie. Je n'ai plus de crise de boulimie et j'ai même perdu du poids sans m'en rendre compte. J'apprends à me montrer telle que je suis. Mais j'ai encore des choses à apprendre, et j'ai décidé de continuer ce travail sur moi-même."

 

Gestalt-praticienne, Sophie Poget** a mis en place un groupe de thérapie pour boulimiques, parallèlement aux consultations individuelles. Elle connaît bien le sujet: cette mère de deux enfants est une ancienne boulimique. "Mon expérience personnelle m'a aidée énormément. La boulimie est la matérialisation d'un malaise qui pourrait aussi bien se traduire par une prise abusive de médicaments, par l'alcoolisme ou la toxicomanie. Dès qu'on est en proie à une difficulté, au lieu de noyer ça dans l'alcool, on le noie dans la nourriture.
"Chez les boulimiques, on constate une déconnexion entre la tête et le corps. A force de se demander ce que les autres attendent d'elles, elles perdent le contact avec leurs émotions et avec leurs besoins. Elles raisonnent en se disant "il faut" ou "je dois", des injonctions qui sont souvent le produit de l'éducation. 

 

Genie-la-chipie.JPG

 

"Il est frappant de constater que toutes les personnes boulimiques souffrent d'une difficulté relationnelle avec leur mère. On en revient à la question de l'image, celle de la gentille petite fille qui, de peur de ne plus être aimée de sa maman, tait ses sentiments négatifs et s'oblige à être première de classe. Devenue grande, la petite fille continue à être la gentille qui réussit professionnellement. Ces femmes ont toutes de bons métiers, elles sont ingénieur, infirmière, directrice de marketing, secrétaire de direction. Qu'elles aient 15 ou 45 ans, leur boulimie est toujours en rapport avec maman. On n'en parle pas, parce qu'ils sont moins nombreux, pourtant il existe des hommes boulimiques; eux aussi ont un problème avec leur mère.


Attention aux mauvaises interprétations: cela ne veut pas dire que la mère est responsable de la boulimie de son enfant, mais qu'un malentendu s'est installé entre l'une et l'autre. L'enfant avait face à sa mère, un certain nombre de besoins ou d'attentes qu'il n'a pas su ou osé formuler, et qui n'ont pas été comblés. De son côté la mère n'a pas été en mesure, en raison de sa personnalité ou parce qu'elle n'a pas compris les attentes de son enfant, de répondre à ses désirs. Cette méprise peut durer des années: aussi longtemps, en fait, que le dialogue n'est pas engagé.

 


de-mere-en-fille-les-secrets-de-beaute-de-la-redaction-300x.jpg

 

Parvenir à dialoguer avec sa mère, en disant ce qu'on a vécu et comment on l'a ressenti,est l'un des chemins vers la guérison. Il ne s'agit pas du tout de l'accuser, mais d'exprimer ses besoins humblement, sans la blesser. D'oser lui dire: "Voici comment je suis réellement. Je ne suis pas la fille forte que tu souhaitais." C'est ainsi qu'on parvient à s'accepter, et à accepter l'autre. C'est le résultat de tout un travail. On n'y parvient pas du jour au lendemain après avoir gardé le silence si longtemps. Mais un jour on se rend compte qu'on est prête, qu'on peut parler à sa mère en restant en contact avec ses sentiments réels, et accepter sa mère comme elle est, sans s'accrocher à ses rêves de petite fille. La clé, l'acceptation avec un grand A : reconnaître que maman m'a donné ce qu'elle a pu, en fonction de qui elle est. A partir de là il s'établit un contact et un partage authentique entre la mère et la fille. Je crois vraiment que la simplicité et la sincérité sont nos meilleures armes. Quelqu'un qui dit simplement comment il fonctionne et de quoi il a besoin désarme son entourage. C'est valable pour toutes les relations humaines, sur le plan privé ou professionnel.
"On ne change pas le passé, mais on peut le considérer autrement. Une personne boulimique a en soi un mur, constitué de tous ses malaises, de tout ce qu'elle a accumulé et qui l'a progressivement coupée du monde. Plus les années passent, plus le mur la fait souffrir. Au bout d'un certain temps, cela devient tellement insupportable qu'elle éprouve le besoin de casser ce mur. Après l'avoir détruit, elle peut regarder ce qui se cache derrière et commencer un travail sur soi. Elle ne va pas jeter les briques, parce qu'elles représentent son passé et font partie de sa vie. Mais quand elles seront par terre, elle pourra les prendre, les observer pour ce qu'elles sont, et les disposer différemment, de manière à pouvoir vivre en harmonie avec son passé, en aménageant des ouvertures vers le monde extérieur."

Marlyse Tschui

Partager cet article

Published by Douchienka - dans Boulimie
commenter cet article
15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 18:43

 

1716344695.jpg

Dessin de JM sur le site d'actualité 20 min . fr


Partager cet article

Published by Douchienka - dans Humour [- ^]
commenter cet article
28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 16:33

La boulimie ne se voit pas. La boulimie est invisible aux yeux des autres. "C'est une belle jeune fille élancée et blonde. Et elle a du potentiel..." Mon potentiel c'est l'auto-destruction... Quel est le stéréotype d'une boulimique ? Réponse: la fille ou le mec qui se gave de bouffe et se fait dégueuler... et qui ainsi ne grossit pas, ne montre pas la partie visible de son mal. "Qu'est ce que tu as ? Tu n'as pas l'air d'aller bien ?". Il est facile de dire : "Je suis grippée, j'ai une grave maladie, je suis crevée..." Mais dire: "Je suis boulimique", c'est impossible car la majorité des gens n'ont pas même la moindre idée de ce que c'est. Ou alors, ils ont entendu parler de ça sur le journal TV, et ont une idée préconçue de ce mal.

B-O-U-L-I-M-I-Q-U-E ? C'est quoi ? Ce n'est pas que la bouffe: c'est pire que ça. C'est un fléau, un polluant qui s'étend à tous les aspects de la vie social : métier, relations, argent, études, courses... C'est se gaver avec tout ce qui passe sans pouvoir se contrôler. Cela ne signifit pas que l'on est innocent dans nos actes...  Non, le pire encore c'est que l'on est coupable. On agit de manière consciente, mais sous l'emprise d'une force 'maléfique' qui nous dépasse. Je me souviens de mon compte  à moins 200 euros, et de moi qui continuais à dépenser comme si de rien n'étais, incapable même avec toute la volonté du monde de dire stop: coiffeur, fringues que je ne mettrai jamais, sacs, bricoles, bouffe... Cette pulsion venait toujours dans un profond moment de deséspoir lorsque j'avais l'impression horrible de traîner ma 'vieille' carcasse vide, lorsque je voulais éviter la crise gargantuesque de nourriture... La boulimie vous fait perdre beaucoup de choses, surtout socialement : la confiance de vos parents, tout d'abord qui en ont ras le bol de vous renflouer financièrement, et qui disent de manière légitime parcequ'ils sont excédés: 'elle a bon dos la maladie'... Mais pas seulement. Au boulot: vous prenez rendez-vous sur rendez-vous, vous vous surchargez volontairement  jusqu'à vouloir en dégueuler. Et vous dégueuler : dans la fuite : vous n'honorez pas vos rendez-vous, vous n'arrivez pas à vous lever, vous faîtes votre boulot en décalage, et paradoxalement vous occupez tellement d'espace que les autres sont obligés de vous mettre un cadre, de vous dire stop... et vous le prenez mal. La boulimie c'est être hors des cadres, tout en désirant profondément être cadré, parceque vous savez combien c'est nécessaire pour vous, puisque vous n'y arrivez pas seule. Et en même temps cela vous met en colère car vous haïssez être ainsi infantilisée (je vais garder ta carte bleue avec moi, pour t'empêcher de trop dépenser).

La boulimie c'est être humiliée sur tout les fronts : humiliée parceque l'on arrive pas à se contrôler, humiliée parceque vous passez aux yeux des autres (surtout aux yeux de votre famille) comme quelqu'un d'irresponsable, d'irrespectueuse, d'égoïste, de gâtée pourrie, de capricieuse, d'immature et j'en oublie. Et tous ces actes que vous commettez, vous êtes consciente de les faire mais vous ne pouvez rien contre. La crise arrive, vous vous voyez agir, vous savez combien c'est mal et quand c'est fait il est trop tard. Et vous ne gardez dans votre bouche que le goût amer du regret, de la culpabilité et de la peur... 120 euros de vêtements. Cela va très vite. Vous sortez du magasin et vous êtes en pleures. Ce n'est pas par plaisir que vous avez acheté vous le savait bien... Vous l'avez fait par pulsion, tout comme quand vous ingurgitez une quantité de bouffe immense et que vous avez besoin de vous purger. La boulimie c'est l'illusion du plaisir...

 

grocery-shopping

Partager cet article

Published by Douchienka - dans Boulimie
commenter cet article
3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 22:09

Souvent, on me pose cette question. Comment as tu fait pour te sortir de là, pour te sortir de la dépendance au rien et puis de la dépendance au tout? Il n' y a aucune solution miracle. C'est avant tout une question de volonté, de chemin. C'est accepté de casser la bulle dans laquelle on s'est enfermée pour se confronter au monde réel, et l'accepter tel qu'il est : rude, injuste mais beau malgré tout. Car ne nous leurrons pas. L'anorexie et la boulimie, même si c'est inconscient, sont confortables. Cela fera gincer bien des dents mais je vais m'expliquer. Anorexie comme boulimie sont des réactions impulsive à un mal-être insoutenable qui raisonne en nous à tel ou tel moment de notre vie. Ce mal-être peut arriver à n'importe qui et  et s'exprimer par divers biais : dépression, drogue, alcoolisme, anorexie, boulimie, scarification, suicide... En ce qui me concerne (or mis l'alcoolisme) je peux dire que je suis passée par toutes les étapes. D'abord l'anorexie, ensuite la dépression, puis le pic critique : le suicide avec lacération majeure des poignets droit et gauche, enfin la boulimie: la drogue à la bouffe. 

 

Avec le recul je dois dire que j'étais quelquepart responsable de ce qui m'arrivait. Pas la seule responsable bien sûr (il y avait tant de choses, tant d'autres facteurs extèrieurs qui m'avaient poussés à me détruire) mais responsable inconsciente. Plutôt que d'affronter mes problèmes, j'ai d'abord préféré les nier, et puis en les acceptant je me suis enfermée dedans. Surtout pour la boulimie. C'était un mécanisme. J'allais mal : je bouffais, je vomissais. J'étais seule : je bouffais et vomissais. Et ma boulimie ne s'étendait pas qu'à la bouffe. Lorsque j'ai eu mes premiers salaires, ma boulimie passait dans des achats compulsifs, de vêtements, de livres, de DVD. Je dépensais sans compter, j'ouvrais les vannes. Dans mon boulot c'était pareil. Il fallait que je fasse tout, que je m'investisses en tout au point de ne plus avoir de temps pour moi et de m'attrister sur mon rythme de vie effréné que je m'étais moi même imposé... Il n'y avais pas de cadres, pas de limites. Toute la maîtrise et la restriction que je m'étais imposé par l'anorexie, volait en éclat parceque je le voulais, parceque inconsciemment c'était une vengeance face à la prison insupportable dans laquelle je m'étais enfermée en vivant l'ascèse de l'anorexie.

 

C'est le jour où j'ai pris conscience que c'est moi et personne d'autre qui m'infligeait ces souffrances intolérables pour mon corps, que ce n'était pas un virus, ni une maladie au sens propre du terme, mais une 'maladie' inconsciemment volontaire ( c'est moi et moi seule, bien que se soit inconscient et sous le coup d'une impulsion morbide, qui me faisait vomir jusqu'à en cracher du sang, qui avait entamé un régime suicidaire), c'est au moment où j'ai compris que tout cela ne me tombait pas sur la gueule gratuitement, mais que j'y étais pour quelquechose (et quand je parle de moi, je parle aussi de ma famille), ce sont ces acceptations douloureuses qui ont annonçé en fanfare le début de ma lente guérison.

 

257019 OFWY6MMA8RGAXORJZF4U8G3YORENLP 43 serenite H000317 L

 

 


Partager cet article

Published by Douchienka - dans Guérir de la maladie
commenter cet article
1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 05:21
Règles d'un régime


1. S
i personne ne vous voit manger quelque chose, ça n'apporte aucun calorie 

2. Quand vous prenez une limonade light avec une barre chocolatée, la limonade light annule le sucre de la barre chocolatée

3. Quand vous mangez avec quelqu'un, les calories ne comptent pas si vous ne mangez pas plus que les autres 

4. La nourriture absorbée pour raisons médicales ne compte pas (par exemple : chocolat chaud, toast, gâteau au fromage et vodka)

5. Si vous faites grossir votre entourage, vous paraîtrez plus mince

6. La nourriture avalée au cinéma apporte zéro calorie parce qu'elle fait partie du forfait spectacle et ne compte pas comme prise de nourriture. Ceci inclut le popcorn, les chocolats et les sodas. 

7. Les miettes de biscuit n'apportent pas de calorie parce que casser les biscuits permet aux calories de s'évaporer.  

8. La nourriture léchée sur les cuillers et fourchettes n'apporte pas de graisse si vous êtes en train de faire cuire quelque chose.

9. Tout ce qui est mangé en étant debout n'apporte pas de calorie grâce à la gravité et à la densité de la masse de calories.

10. La nourriture piquée dans l'assiette de quelqu'un n'apporte pas de graisse puisque celle-ci appartient en réalité à l'autre personne et s' accrochera à son assiette.  

 

 

cd257b26


Partager cet article

Published by Douchienka - dans Humour [- ^]
commenter cet article
5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 09:47

 

Article trouvé sur le site de l'association 'Autrement' et qui explique très bien à mon goût, la boulimie, ses mécanismes.

Pour résumer :  La boulimie est un besoin irrépressible de consommer une grande quantité d'aliments par crises. La boulimie est la réponse neurophysiologique à une volonté active de maigrir, alors même que le poids est normal. C'est cette restriction alimentaire à ' tout prix' qui conduit au besoin irrépressible de manger en dehors des repas, et donc à la première crise.

La crise apporte un soulagement à l'angoisse chez plus d'un malade sur trois et un état  dépressif larvé chez plus d'un malade sur deux. Mais au rebours, la succession des crises favorise nettement un état dépressif qui peut parfois être très invalidant. Dans cet enchaînement, le rôle de facteurs nutritionnels et alimentaires est souvent oubliés.

 

1454239661

 

La crise :  C'est l'ingestion en un temps court d'une grande quantité d'aliments, sans plaisir, ni faim, ni rassasiement, avec un sentiment intense de perdre tout contrôle et de dégoût de soi qui induit quasiment constamment des vomissements et une grande culpabilité.

Les mécanismes : C'est initialement soit un état anxieux, soit un état dépressif que le malade refuse à admettre, soit un besoin de maigrir 'à tout prix', soit l'association à un degrés divers de ces trois facteurs.

Au cas par cas :  La personne anxieuse cherche une solution à son angoisse. C'est à dire qu'elle aspire à une diminution de celle-ci, sans pour autant chercher la cause. Chez l'homme, les solutions archaïques sont souvent comportementales: agitation, danse, excitation, activité physique soutenue ou conduites d'addiction. face à l'angoisse, l'homme choisit plus souvent l'alcool et la femme la boulimie. La répétition des crises, le caractère souvent ritualisé de ces crises chez certaines personnes 'détourne' le cerveau de l'état anxieux et le font oublier. les idées obsessionnelles qui accompagnent la boulimie chez beaucoup de malades ajoutent aussi ce détournement de la pensée à ne plus se sentir anxieux. Ce que nous avons dit de l'angoisse s'applique en partie pour l'état dépressif. La crise crée un état d'excitation qui rend moins perceptible pour le cerveau l'état dépressif sous-jacent. Le fait de faire "acte de..." (ici mangeur) donne au cerveau l'idée qu'il fait quelque chose (chercher la solution au vide qu'il ressent) et, de ce fait, diminue le ressenti de dépression. mais dans tous les cas de figures ci-dessus, la dépression n'a pas disparu ni traitée: elle est moins ressentie.

pensee-positive.jpg

Les conséquences:  La crise induit un état d'action (mettre en bouche et avaler rapidement) qui se termine par un vomissement. Il en découle des conséquences négatives :

 D'un point de vue neurophysiologique : elle crée un état d'attente de nourriture qui n'est pas comblé du fait du vomissement. Donc elle génère de la frustration et ceci même au retour de l'état dépressif. L'homme a du plaisir à manger et le fait de se retirer "le pain de la bouche" est frustrant. peut être même est- ce vécu comme une agression ?

D'un point de vue physiologique nutritionnel : Elle crée un état de manque: carence en énergie ressentie par l'organisme et le cerveau comme un danger (d'où l'angoisse qui en résulte); carence en potassium responsable de dysfonctionnement neuromusculaire (palpitations). Mais aussi carences en minéraux, acides gras et acides animés (lipides protéines) essentiels que l'organisme peut ressentir comme un danger et un manque. (...) "

Association Autrement 2007


Partager cet article

Published by Douchienka - dans Boulimie
commenter cet article
3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 18:00

 

 

Nous sommes en 2008. Je suis boulimique. Je suis droguée à la bouffe. Je dépense une centaine d'euros en friandises, par mois. Des centaines d'euros qui partent dans la cuvette des chiottes ou dans la poubelle. Après une crise je me jure que ce sera la dernière. Pour me convaincre, je réduis en miette le restant de nourriture que je n'ai pu avaler. Avec une rage vengeresse, j'émiette les gâteaux, écrabouille les barres glacées en les malaxant avec mes doigts au dessus de la poubelle. Et le lendemain tout recommence. J'ai à nouveau besoin de me droguer. De me droguer à la bouffe. Je tente de résister en m'investissant dans les études pour ne plus penser. Ne plus penser...  Mais la boulimie n'est pas l'anorexie.  C'est un bulldozer qui ne laisse place à rien d'autre qu'au gavage, qu'à l'addiction. Ma tête est à l'ouest. Je mange et je vomis. Je veux assouvir un plaisir sans pouvoir l'assouvir. Mon estomac est  un sablier. La bouffe descend dans un sens, jusqu'à ce que je le retourne pour la faire partir dans l'autre sens, hors de moi. Je fais un exercice pour le BTS. Soudain vision d'un bon paquet de shokobon à grignoter au dessus de mes devoirs. Je plante tout, sors dehors en courant, vais au Monoprix. Du paquet de shokobon, je passe à une quantité astronomique de friandises. Je ne contrôle pas les quantités. J'ai l'impression qu'aucune ne pourra assouvir ma dépendance. Parfois dans le rayon des magasins, quand je vois mon panier rempli, j'ai envie d'arrêter quelqu'un pour lui dire ce que je m'apprête à faire. Et je n'en fais rien. On me prendrait pour une folle. Et je rentre chez moi avec mon fardeau de plaisir, en pleurant. Je ne veux pas faire de crise : me gaver puis me purger. Mais l'addiction est la plus forte. Elle contrôle mon cerveau devenu débile, mon corps devenu docile. Je suis une "droguée"...

 

giuseppe-zanotti-jeweled-fish-sandal-copie-1.jpg

 

 

 


Partager cet article

Published by Douchienka - dans Mon histoire
commenter cet article
24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 13:44

 

 

 

 

 

cycle

 

 

 

 

 

Partager cet article

Published by Douchienka - dans Boulimie
commenter cet article
23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 19:53

 

Pourquoi la boulimie ? Si il n'y a heureusement aucune notice pour devenir boulimique, des explications concrètes existent. Enquête sur ce mal à l'aide d'un article trouvé sur le site boulimie.fr

C'est l'histoire d'un vide

" (...)On peut être brillant, fabuleusement créatif,et,en même temps, avoir au fond de soi un sentiment de vide extrêmement oppressant au point de ne rien pouvoir faire d'autre que de manger. Ce vide chez les boulimiques est réel. Tout se passe comme si le malade avait un trou dans sa personnalité, comme si il était resté au stade du bébé qui ne s'apaise que la bouche pleine. Avec, par ailleurs, le sentiment de n'être pas vraiment connecté aux autres, même à ceux qu'il aime. Concrètement, on a envie de rien, juste de manger, dormir pour oublier ce sentiment d'être incomplet"

"Guérir" du vide

"Comment se sortir du vide ? On peut utiliser la nourriture, l'alcool, les médicaments,pour ne plus le ressentir. Mais aucune de ces"drogues" ne peut vraiment remplir le vide. Elles permettent tout juste de l'oublier pendant un instant(...)" avec des effets secondaires non négligeables.

 

vide rocher

  

L'obsession de la nourriture

Les effets secondaires ne sont autres qu'une addiction, une obsession à la nourriture dans le cas de la boulimie (l'obsession de manger) (tout comme c'est déjà le cas dans l'anorexie (l'obsession de ne pas manger)). La boulimie est donc un peu comme "la fausse jumelle " de l'anorexie, ou la facette inversée. Les obsessions sont des idées ou des images qui sont difficiles à ignorer et qui peuvent plonger la personne qui les subit dans une grande détresse. L'obsession de la nourriture tient une place centrale dans la boulimie. On se lève le matin et l'obsession est là. Elle nous submerge du matin au soir, à tel point qu'elle nous gâche la vie. On veut manger, manger et on lutte par l'abstinence. Le combat est perdu d'avance. On peut tenir un certain temps sans faire de crises de compulsion alimentaire, mais tant que l'obsession est là, on finit par craquer. C'est un schéma sans fin qui se perpétue. On lutte contre l'obsession par la privation. La pression devient de plus en plus forte, au fil des heures, des jours, voir de semaines et on craque. On culpabilise et on se promet que se sera la dernière fois. On fait attention les jours suivant, on se restreint et là à nouveau l'envie de manger revient lancinante, et on craque à nouveau. Parfois sur le coup, il y a presque même un plaisir à faire sa crise. On s'avale des choses que d'ordinaire on ne s'autorise pas. Mais quand la pulsion de violence qui animait la crise s'éteint, on se retrouve honteuse, coupable, face à notre ventre plein et l'on se déteste. Mais d'où vient cette obsession ?  Et Pourquoi les boulimiques ont-elle besoin de vivre pour manger alors que la majorité des gens ont simplement besoin de manger pour vivre ? 

gourmandise 2

Un manque de confiance en soi

Exactement comme pour l'anorexie, la dévalorisation qui résulte du manque de confiance en soi est l'une des racines de la boulimie. Pourtant cela ne se voit pas forcément sur les sujets atteints. Souvent les boulimiques ne portent pas la trace de leur mal (elles ont un poids normal qui se justifie par le fait qu'elles se font vomir après leur crise), elles paraissent ouverte aux autres dans leur rapport sociaux et très sûres d'elles-mêmes. Mais quand on les côtoie dans leur intimité, cette apparence très lisse s'effondre et l'on découvre des personnes qui doutent. Ce manque de confiance en soi remonte à un échec "relatif au processus d'intériorisation de l'enfant et de son environnement."(cf boulimie .fr) Bien avant le mal-être de l'adolescence, des signes avant-coureurs indiquent ce manque de confiance. Souvent la personne boulimique était gentille et docile à l'école, obéissante envers ses parents, et cela dans le but de se faire apprécier.

Le besoin d'être autonome

Mais au bout d'un moment faire plaisir ne suffit plus. Il devient nécessaire de se positionner et de montrer sa véritable nature. C'est là que les choses dérapent pour la personne boulimique. Au moment de devenir adulte les boulimiques (et les anorexiques !) ne se sentent pas exister vraiment, elles ratent cette étape de la croissance affective qui apporte confiance en soi, en l'autre, sérénité et autonomie. Elles ne savent pas comment devenir adulte et sombrent dans la maladie.

lesdifficultsquinousfon.jpg


Il faut garder à l'esprit qu'anorexie et boulimie sont étroitement liées. La boulimie est la mutation de l'anorexie. Elle n'est pas systématique. Certaines anorexiques ne deviennent jamais boulimique et inversement certaines personnes sont boulimiques sans jamais être passé par l'anorexie.  Anorexie et boulimie sont en faîtes les symptômes d'une même 'maladie' ou plus exactement du même  trouble (trouble alimentaire). On peut être atteint par l'un des symptômes ou par les deux. Dans tous les cas, les causes du mal sont semblables.

 


Partager cet article

Published by Douchienka - dans Boulimie
commenter cet article

Douchinka

  • : Douchinka : journal d'une ancienne anorexique
  • Douchinka : journal d'une ancienne anorexique
  • : Journal optimiste d'une ancienne anorexique, qui porte un regard personnel et parfois amusé sur son anorexie et sa boulimie, puis sa guérison.
  • Contact

Archives

Pages